PPP: le bonnet d'âne à Ruffec

A la mi-janvier, la sentence est venue de la Chambre régionale des Comptes : la communauté de communes Val de Charente (Ruffecois) a des finances dans le rouge, et l'opération en PPP autour de l'école Méningaud en est largement responsable. Episode 2 de notre feuilleton...

Lorsque Attac 16 est partie en guerre contre les Partenariats Public Privé (PPP), beaucoup on voulut y voir une posture « don quichottesque », vaguement grotesque, en tout cas évidemment archaïque. A grand coup de professions de foi libérales et modernistes, il convenait de démontrer qu'il s'agissait au contraire d'une technique financière bien astucieuse pour faire croire à des finances saines.
Donc, la chambre régionale des comptes vient de s'afficher au moins aussi archaïque que les partisans de la taxe Tobin. Pourtant, l'archaïsme est en face, qui rime avec modernisme, parce que désormais on comprend mieux la finalité de ces PPP qui font du privé un rentier au détriment des finances publiques. Et la rente est rentable, si l'on se souvient de la banalisation de l'idée d'un rendement du capital au-delà de 10 %.
Voilà le deuxième épisode du feuilleton des PPP, servi en hors d'œuvre à un café citoyen sur cette question, programmé le 24 mars 2016 à la MPP (20h). L'exemple du Ruffecois est élogieux quand à la réalité de ces Partenariats Pigeons-Plumés (où les pigeons, c'est... nous!).


… à tous ceux qui qui ont repris en choeur de si belles chansons doucereuses, avec des histoires merveilleuses comme dans les contes de fée – et les exemples ne manquent pas en Charente – il n'est pas inutile d'avoir en tête cette réplique mélodique signée par la Parisienne Libérée, avec la complicité de Médiapart:


la Parisienne Libérée - PPPpar Mediapart

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