Court-métrage : c’est la fête

En littérature, il y a les romans, tout en haut, et les nouvelles, plutôt en bas. Dans le cinéma, c'est comparable. Ce n'est pas très juste, alors tous les ans, on fait la fête au court-métrage.

La fête du court 2016, c'était du 15 au 18 décembre. 2500 lieux de projection dans toute la France, 25 villes pilotes avec des animations renforcées, dont cinq villes particulièrement en avant : Paris, Lille, Rennes, Saint-Etienne et Angoulême. La ville emblématique de la bande dessinée est aussi devenue un centre de ressources pour le cinéma, notamment à travers les formations qu'elle abrite. C'est un peu pourquoi l'édition 2016 sortait largement du lot, à travers des rencontres, des ateliers, ou même ce tournage en direct – ouvert au public – qui était accueilli dans l'espace de la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image, ou encore la très bizarre soirée Eject proposée dans les ateliers Magelis.
On ira faire un tour à cette soirée Eject, proposée par François Serre, prof de cinéma au Lisa et aussi président du Courant 3D, un festival local dédié au cinéma en relief. On fera le détour par l'atelier Stop Motion accueilli par la Cité. Mais avant tout, on a rendez-vous sur le plateau du tournage de « Yokaï », un court-métrage réalisé pendant la fête du court, proposé spécialement pour permettre à du public de découvrir l'ambiance d'un studio de cinéma. Sisyphe Vidéo, qui a été un des artisans majeurs pour rendre cette opération possible est venue aussi sur place, jouer les petites souris. C'est le premier des trois reportages que l'on vous propose ici...

 


Yokaï, c'est un petit polar fantastique dont le tournage a pu être mené à bien dans les deux jours impartis à la production. La plupart des techniciens qui occupaient le plateau sont des anciens du BTS des métiers de l'audiovisuel, proposé au lycée de l'image et du son (Lisa – Ma Campagne). Le reportage que vous venez de voir est illustré d'un petit mémo des métiers du cinéma.
Retour en détail :

Paul, le perchman – Au bout de sa perche, il y a un micro. Paul s'occupe donc du son, de même que son compère Antoine qui se charge des réglages des enregistrements sonores (bref, c'est l'ingé-son). Particularité : tous les deux ont fait leur BTS des métiers de l'audiovisuel à Reims. Et c'est jamais innocent d'avoir des amateurs de champagne dans une équipe de cinoche.

Elisa, assistante réal – l'assistante réalisatrice est le bras droit du réalisateur. Sur ce tournage, Elisa était aussi la scripte, c'est à dire celle qui note la moindre petite chose qui se passe sur le plateau. De par sa fonction, c'est le personnage central d'un tournage. Pas étonnant qu'elle soit omniprésente ici. Pour la petite histoire, Elisa est toujours éléve au Lisa, puisqu'elle est en deuxième année...

La doublure lumière – c'est une personne du public qui a accepté le rôle, pour permettre à l'acteur qui joue le policier de prendre une pause. Aussi appelée silhouette, une doublure lumière permet de donner le change s'il y a des réglages lumière à faire ou une mise au point (la netteté) avec l'objectif de la caméra.

Arnau, le réal – Arnau est un jeune cinéaste catalan désormais implanté en Charente. C'est le seul de l'équipe à ne pas faire partie de la bande des Madlord, la websérie locale dont le tournage pour la saison 2 a commencé juste avant la nouvelle année. Pour autant, Arnau est un familier de Sisyphe Vidéo.

Alan, le machino – Le machiniste plateau est un peu l'homme à tout faire, par exemple installer un travelling, comme on le découvre à l'image. Mais on le voit aussi faire l'assistant caméraman, tandis que sur les Madlord il est plutôt responsable de la lumière.

Matthias, le producteur – Comme cheville ouvrière de Sisyphe Vidéo, et dans la mesure où l'association a été le maître d'oeuvre du projet, il est naturel de voir en Matthias le producteur, même s'il déteste fumer le cigare (en fait, il ne fume pas...). En particulier un producteur fait en sorte de réunir tous les moyens techniques nécessaires au tournage d'un film. Pour autant, Yokaï étant un tournage un peu particulier, Matthias a eu à faire autant l'attaché de presse durant ces deux journées, toujours ravi de renseigner les gens du public. De 7 à 77 ans...

Alex, la chef opératrice – On dit aussi directrice de la photo. Alexandra est également derrière la caméra sur la série des Madlord. Elle se faisait une joie d'avoir entre les doigts une « Alexa ». Pas de chance, le beau joujou pro est resté sur Paris, et Alex a retrouvé une bonne vieille Sony F3 confiée par son ancien lycée, le Lisa (comme les autres, elle a eu son BTS en juin 2014).


La soirée Eject (atelier Magelis)



L'atelier Stop Motion



Pour en savoir plus :

http://www.lafeteducourt.com/

50 rue Hergé
16000 Angoulême

Tél. : 05 45 92 48 32

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